E
N B R E F
Capitale
: Damas.
Population
: 17
millions d'habitants.
Superficie
: 185
000 km².
Langue
officielle : l'arabe.
Monnaie
: la
Livre syrienne.
P
A R L E R A R A B E
Bonjour
: Sabah
al-khayr.
Bonjour
(réponse) : Sabah
an-noor.
S'il
vous plaît : Min faldak (m) / Min faldik (f).
Merci
: Chukran
Quelle
heure est-il ? : Ka-daysh as'sa'a ?
Je
m'appelle : Ismi
Félicitations
! : Mabrouk !
D
E C O U V R I R L A S Y R I E
Géographie
: À l'ouest, non loin des côtes, se dégage
la Syrie des montagnes. Précédé d'une étroite
plaine littorale, le djebel Ansariyya, ou montagne des Alaouites, est
un massif calcaire se situant dans le prolongement du mont Liban et
culminant à plus de 1 500 m. Arrosée et partiellement
boisée, cette zone montagneuse est profondément disséquée;
les vallées ne sont surplombées que par d'étroites
crêtes accueillant routes et villages. Parcourue par l'Oronte,
la dépression du Ghab, dans le prolongement du fossé du
Jourdain et de la plaine de la Beqaa, sépare le djebel Ansariyya
d'un autre massif calcaire, plus sec et ne dépassant pas 1 000
m. Au-delà, à l'est, la Syrie se compose de vastes zones
planes qui s'étirent depuis les frontières nord et nord-est
jusqu'au plus bas de la frontière jordanienne. Il s'agit d'un
ensemble de bas plateaux calcaires, parcourus par endroits de petites
rides. Au sud-est, le djebel Druze, qui culmine à 1 801 m, est
un vaste complexe de cônes et de coulées volcaniques formant,
pour les plus récentes, une surface chaotique.
Population
: On
estime aujourd'hui les sunnites à 74 % de la population syrienne,
les Alaouites à 10 %, les chrétiens à 10 %, les
Druzes à 3 %, les ismaéliens à 0,3 %. Les Alaouites,
minorité issue du chiisme comme le sont les Druzes et les ismaéliens,
ont longtemps vécu repliés sur le djebel Ansariyya. Longtemps
persécutés, leur scolarisation et leur engagement dans
l'armée pendant le mandat français leur assurent une promotion
sociale, dont les élites dirigeront ensuite le parti Baas, au
pouvoir en Syrie depuis le coup d'État du 8 mars 1963. La minorité
alaouite, si longtemps méprisée, a donc "pris sa
revanche", s'attribuant les principaux rouages de l'État.
Les Druzes habitent le Sud, dans le massif volcanique du djebel Druze
(rebaptisé al-Arab), sur les plateaux du Golan (occupé
par Israël) et du Hauran. Les ismaéliens occupent la partie
centrale du djebel Ansariyya (région de Masyaf) et l'est de Hama
(région de Salamiyya). Des Tcherkesses (ou Circassiens) du Caucase,
ont fui la colonisation russe au XIXe siècle et se sont réfugiés
dans l'Empire ottoman, peuplant aujourd'hui le plateau du Golan et certains
quartiers de Damas. Parmi les chrétiens, les grecs orthodoxes
l'emportent sur les grecs catholiques. On compte aussi des maronites,
des jacobites et des syriaques. La Syrie a également accueilli
des minorités chrétiennes persécutées dans
les pays voisins: des Assyro-Chaldéens, venus d'Iraq, sont installés
en Djézireh, à Alep et à Damas; les Arméniens
fuyant la Turquie se sont établis à Damas et surtout à
Alep .
Education
: L'éducation
bénéficient de l'attention des autorités politiques
: 12,2 % du budget de l'État sont consacrés à l'enseignement.
Plus de la moitié de la population était analphabète
en 1970, contre moins du tiers vingt ans plus tard. La quasi-totalité
des enfants est désormais accueillie dans l'enseignement primaire
et 60 % des adolescents reçoivent une éducation secondaire.
Dans les écoles primaires, les classes mixtes accueillent pratiquement
à égalité filles et garçons. À partir
du collège, les deux sexes sont séparés, mais la
formation reste identique, y compris pour ce qui concerne l'entraînement
militaire, obligatoire au cours des deux premières années
du cycle secondaire. À l'université, les jeunes filles
investissent progressivement toutes les disciplines qui étaient
traditionnellement réservées aux garçons, comme
la médecine ou le génie civil. À Damas, les filles
représentent 38 % de l'effectif estudiantin.
Histoire
: Berceaux
des trois religions monothéistes, musulmane, juive et chrétienne,
la Syrie est habité par des peuples sédentaires depuis
près de 11 000 ans. La position stratégique de la Syrie
en attira la convoitise de toutes les grandes civilisations. Egyptiens,
Assyriens, Babyloniens, Hittites, Grecs, Romains, Turcs ottomans et
croisés prirent une part prépondérante dans son
histoire. Ils y firent du commerce, construisirent des cités,
y livrèrent bataille et laissèrent en héritage
un important patrimoine culturel. La Syrie regorge de lieux évocateurs
d'un passé glorieux : Palmyre ou l'ancienne Tadmor, le château
du Krak des chevaliers, la cité antique d'Elba aux quinze mille
tablettes gravées, la vieille ville de Damas et son dédale
de ruelles
Le
saviez-vous ? Dans
certains villages de Syrie, on parle encore l'Araméen et les
enfants l'apprennent à l'école, dès leur plus jeune
âge. Ce dialecte qui date du Ier millénaire av. JC est
la langue que parlait Jésus et dans laquelle furent rédiger
la Prière du Seigneur et le livre de Daniel dans l'Ancien Testament.