E
N B R E F
Capitale
: New
Delhi.
Population
: près
d'1 milliard. Le pays le plus peuplé du monde après la
Chine.
Superficie
: 3
287 263 de km².
Langue
officielle :l'hindi.
18 langues réparties en deux groupes, l'indo-aryen et le dravidien,
ainsi que 1 600 langues mineures et dialectes.
Monnaie
: la
Roupie.
P
A R L E R L ' H I N D I
Bonjour
/ au revoir: «
namaste»
Comment
allez-vous ? : «
Aap kaise hain ?»
Merci
: «
Shukriyao »
Sucre
: «
Chini »
Thé
: «
Chai »
Acha signifie
"d'accord" mais aussi "je comprends mais la réponse
est non" !
D
E C O U V R I R L ' I N D E
Religion
: L'Inde,
Etat laïc, est la terre la plus chargée d'histoire sacrée
et d'expériences spirituelles au monde. Pratiqué par 80%
de la population, l'hindouisme, qui a pour base les textes védiques,
est la première religion du pays. Avec le Bouddhisme, le jainisme,
nées au Vième siècle av. J-C en réaction
au conservatisme de l'hindouisme brahmanique, et le zoroastrisme, elle
est parmi les religions les plus anciennes de l'humanité. Plus
récent, le sikhisme trouve lui aussi son origine dans un mouvement
réformiste, la tradition bhakti du sud de l'Inde. Les musulmans
forment aujourd'hui la première minorité religieuse. Plus
de 18 millions d'Indiens sont rattachés à différentes
Eglises chrétiennes, le chritianisme ayant été
implanté par des immigrés syriens.
L'hindouisme
: Les
hindous croient en Brahman, l'Un, qui n'a pas de représentation.
Il est éternel, incréé et infini ; tout ce qui
est en émane et revient à lui. La multitude de dieux et
déesses du panthéon hindou ne sont que les manifestation
de Brahman, représentation de ce phénomène sans
forme, chacun pouvant choisir sa divinité d'élection.
C'est pourquoi les croyances et les pratiques varient considérablement
d'une région à l'autre. Plusieurs principes de base restent
néanmoins commun : la croyance en la réincarnation, au
karma (conduite ou actes), au dharma (code de conduite déterminé
par la naissance) et au système des castes. Les hindous considèrent
la vie terrestre comme cyclique. L'homme renaît sans cesse, selon
le procesus du samsara, son karma dans la vie présente déterminant
la qualité de la suivante. Nul n'échappe à ses
actes. Quiconque respecte son dharma et remplit ses devoirs accroît
ses chances de renaître dans une caste supérieure. Les
hindous peuvent atteindre le moksha (délivrance) qui met fin
au cycle des renaissances. La femme ne peut prétendre à
la délivrance mais en se conformant à son dharma, elle
peut espérer se réincarner en homme la fois suivante...
Langues
: A
part l'anglais et les langues officielles, il existe environ 4 000 dialectes
non reconnus. 18 langues réparties en deux groupes, l'indo-aryen
et le dravidien. Dans le premier groupe, on trouve l'hindi, l'ourdou,
parlé au Pakistan, et le bengali (Calcutta). Dans le second,
la langue Tamoul est la plus prestigieuse. Il y a également le
tégoulou (dans l'Andhra Pradesh), le kannada (au Karnataka) et
le malayalam (au Kerala).
De
grands efforts ont été déployés pour remplacé
l'anglais par l'hindi et en faire la langue nationale. Mais cette langue
prédominante dans le Nord est très différent des
langues dravidiennes du Sud, où elle est rarement utilisé
Population
: La
situation des femmes est préoccupante, avec un taux de mortalité
avant 35 ans supérieur aux hommes et un fort taux de mortalité
en couche (25% du total mondial). La propention de femmes chute d'année
en année (une moyenne de 924 femmes pour 1 000 hommes). L'Inde
rassemble sur son sol le quart des miséreux de la planète,
avec cependant la deuxième population la plus imortante au monde,
et la moitié des enfants souffrent de sous-alimentation.
Education
: L'enseignement
est gratuit et obligatoire jusqu'à 14 ans et les deux tiers des
enfants sont scolarisés. La plupart des enfants sont inscrits
à l'école primaire mais beaucoup ne suivent pas les cours
régulièrement et un tiers n'y mettent jamais les pieds.
Entre 11 et 14 ans, un adolescent sur deux est inscrit au collège,
les filles restant sous représentées surtout dans les
études supérieures. Le taux d'alphabétisation des
plus de 15 ans s'élève à 52%.
Cinéma
: Depuis
que la production des cinéastes indiens dépassent celle
d'Hollywood, les studios de Bombay ont été surnommé
Bollywood. Ils connaissent la concurrence de l'industrie de Chennai
et d'Hyderabad, soucieux de satisfaire la demande colossale des publics
tamoul et telougou. Bollywood produit un grande quantité de films
dits "masala" en raison du mélange d'ingrédients
variés qui compose invariablement leur scénario : action,
violence, musique, danse, romantisme et moralisme. Si sous les paillettes,
ces films abordent des problèmes sociaux tels que les clivages
entre communautés, le système des castes et la modernisation,
ce sont les stars, les mélodies, la chorégraphie et les
chanteurs qui font leur succès. Ces réalisations s'exportent
essentiellement vers les pays du Golfe mais aussi vers la Russie, l'Indonésie
et le Royaume-Uni.
Hormis les films masala, la production indienne qui a traversé
le Raj, deux guerres mondiales, la grande crise, l'Indépendance
et la partition, offre un miroir passionant de l'évolution sociale
et culturelle de l'Inde. Pendant 40 ans, Satyajit Ray a réalisé
des films d'excellente qualité (dont Le Salon de Musique, Charulata,
Apur Sansar, Ashani Sanket et Jana Aranya) qui en 1992, peu avant sa
mort, lui ont valu un Oscar. Tourné dans les rues de Bombay,
l'excellent film Saalam Bombay, de Mira Nair, consacré au drame
des enfants de rue a remporté la Palme d'or à Cannes en
1989.
Le
saviez-vous ? Le
sigle qui ressemble à une croix gamée inversée
est le svastika, symbole sacré aux yeux des hindous et des bouddhistes.
Orienté vers la droite, il est de bonne augure et représente
la chance, associée à Ganesh et Vishnu. Orienté
vers la gauche, il a une connotation négative.